Voyager avec un drone au Sri Lanka
Voyager avec un drone au Sri Lanka est autorisée pour les touristes, mais son utilisation est strictement encadrée et nécessite plusieurs démarches officielles à anticiper avant le départ.
- Délai : 10 jours ouvrés minimum (anticiper 3 à 4 semaines)
- Frais : environ 45€
Les zones interdites aux drones au Sri Lanka
Tous les parcs nationaux (Yala, Sinharaja…), sites religieux (temples de Kandy…), sites archéologiques (Sigiriya, Anuradhapura…), installations militaires ainsi que le Nine Arch Bridge à Ella. Les autorités contrôlent fréquemment et sanctionnent sévèrement les infractions (amende, confiscation, voire expulsion).
📋 Règles essentielles pour voler avec un drone au Sri Lanka
- Vol de jour uniquement, météo dégagée
- Rester dans son champ de vision à tout moment
- 50 m minimum des personnes, bâtiments et véhicules
- 8 km minimum de tout aéroport
- Certificat d’enregistrement à porter sur soi
- Ne pas voler au-dessus de personnes ou de foules
📋 Les démarches à suivre pour utiliser un drone au Sri Lanka
Enregistrement du drone via le portail officiel de la CAASL. Tous les drones équipés d’une caméra doivent être enregistrés auprès de la Civil Aviation Authority of Sri Lanka (CAASL). La CAASL vous remet alors un autocollant d’identification pour confirmer l’approbation de votre drone.
Autorisation de sécurité du Ministère de la Défense. Cette étape est obligatoire et constitue la première démarche vers l’autorisation de vol. Ce document liste les lieux, dates et plages horaires précises, et rappelle les zones strictement interdites.
Approbation de vol final par la CAASL. Après paiement et quelques jours d’attente, la CAASL délivre le document le plus important : l’Approval to Fly. Ce document précise toutes les conditions opérationnelles. Sans ce document, vous ne pouvez faire voler aucun drone.
Autorisations spécifiques supplémentaires. Pour certaines zones comme les sites archéologiques (comme Sigiriya ou l’île de Delft) et les parcs nationaux, vous devez obtenir une lettre de “non-objection” en contactant directement les départements concernés.
Vous voyagez avec un drone de catégorie C0 ou C1 ?
Pour rappel, la France classe les drones ainsi :
- C0 : moins de 250 g (ex. DJI Mini 4 Pro, DJI Mini 2)
- C1 : de 250 g à 900 g
Au Sri Lanka, la classification est différente et basée sur le même critère de poids :
- Catégorie D : moins de 200 g
- Catégorie C : de 200 g à 1 kg
- Catégorie B : de 1 kg à 25 kg
- Catégorie A : plus de 25 kg
En France, les drones C0 peuvent voler sans démarches particulières. Au Sri Lanka, cette règle ne s’applique pas. Dès lors que votre drone est équipé d’une caméra, ce qui est le cas de quasiment tous les drones familiaux, vous devez enregistrer votre drone auprès de la CAASL et obtenir une autorisation de vol, quelle que soit la taille de l’appareil.
Un DJI Mini 4 Pro (249 g) tombe par exemple en catégorie C sri-lankaise et nécessite à ce titre une assurance responsabilité civile (obligatoire pour toutes les catégories A, B et C, seule la catégorie D échappe à cette obligation).
- N'hésitez pas à demander conseil à votre hôtel ou à votre hébergement sur les zones où vous pouvez faire voler votre drone aux alentours. Les Sri Lankais sont généralement très accueillants et vous répondront volontiers. C'est d'autant plus utile que le pays compte de nombreuses bases militaires. Un conseil local peut vous éviter une mauvaise surprise !
Retrouvez toutes les informations nécessaires sur le site officiel de la CAASL.
